Un décret de 1992 portant institution et organisation du domaine public hydraulique, bientôt révisé.
Le Ministère de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme en collaboration avec le Projet USAID Burundi Policy Reform a organisé en date du 06 janvier 2010, dans la salle de conférence du White Stone à Bujumbura un atelier de Consultation sur le projet de révision du décret n° 1/ 41 du 26 novembre 1992 portant institution et organisation du domaine public hydraulique et harmonisation des textes de loi en rapport avec l’eau.
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Cet atelier a vu la participation de plusieurs personnes représentants différentes institutions publiques et privées intervenant dans le secteur de l’eau notamment la société civile, les organisations internationales de développement œuvrant dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.
L’objectif de l’atelier était de mener des échanges et formuler des recommandations pertinentes et adéquates qui serviront de référence utiles à la mise en place d’un code de l’eau qui répond aux attentes de tous les usagers et qui garantiront sa gestion intégrée.
La présentation de cette nouvelle légistration sous forme de code de l’eau permettra de rassembler, au sein d’un document unique, tous les éléments légistratifs essentiels dont certains étaient éparts actuellement
Le Chef de Cabinet du Ministère de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme qui a procédé à l’ouverture de ces travaux, a souligné que le secteur de l’eau au Burundi est caractérisé par une multitude d’intervenants au sein de l’administration avec un manque réel de standard, un manque de coordination et enfin avec un éparpillement des données et des informations. Les conséquences à cela sont notamment la méconnaissance des ressources en eau disponibles, le manque de gestion rationnelle des ressources en eau, l’absence d’une autorité de régulation, le manque d’outil de gestion, de planification et de protection du patrimoine hydraulique national, etc.
Il sied de souligner aussi que la gestion de la ressource eau au Burundi est entravée par des obstacles majeurs qui résultent surtout d’une délimitation floue des rôles et responsabilités des différents intervenants, des mécanismes de coordination inefficaces ou inadaptés, des vides ou chevauchements de compétences, de l’incapacité à faire correspondre les responsabilités, l’autorité et les capacités d’action et les compétences. Une étude réalisée sur le développement d’un cadre légal et institutionnel a dénombré 12 ministères exerçant des compétences qui s’entrecroisent et qui sont parfois même mal délimitées. Cela fait que la mise en place des mécanismes de coordination appropriée entre différents ministères concernés par la gestion de l’eau s’impose de toute évidence.
Il a été donc suggéré de corriger les lacunes du système actuel en aménageant une nouvelle formule qui passera à coup sûr par la clarification des rôles et responsabilités, la consolidation organisationnelle qui évite une fragmentation excessive des responsabilités et privilégie une collaboration intégrée et efficace. Cela passe par la révision de la loi organique du domaine public hydraulique actuel qui a fait objet de l’atelier de consultation.
La Directrice du Projet USAID Burundi Policy Reform Madame Michelle Momy a dan son intervention a quant à elle fait savoir que le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique est conscient que l’eau constitue un enjeu majeur pour le développement durable en même temps qu’il apprécie la stratégie du Burundi de développer une politique nationale de l’eau afin de garantir aux populations rurales et urbaines une quantité et une qualité minimale nécessaire à leur survie.
Elle a enfin réaffirmé la volonté du Projet USAID Burundi Policy Reform qui a choisi au cours de cette année 2010, d’appuyer techniquement et financièrement le Gouvernement burundais dans l’élaboration d’un projet de loi régissant le secteur de l’eau.




