Bujumbura, 17 sept 2012 : Le député Charles Nditije a été élu président du parti UPRONA (Union pour le progrès national) lors du 4ème congrès national de ce parti tenu dimanche au Grand Séminaire Jean-Paul II de Songa en province Gitega (centre) sous la présidence du président sortant, le député Bonaventure Niyoyankana et de sa vice-présidente, Mme Concilie Nibigira. On notait aussi la présence du 1er vice-président de la République, M. Térence Sinunguruza et d’autres invités.

Sur 842 congressistes qui avaient répondu présent, le député Charles Nditije a réuni 574 voix, tandis que le député André Ndayizamba a eu 243 voix lors de ce vote au scrutin secret. Il y a eu cinq abstentions et une voix nulle. De leur coté, le vice-président de l’UPRONA, M. Félix Mboneko, qui était candidat unique, et le secrétaire général du parti, M. Gaston Sindimwo ont été élus à main levée. Les congressistes ont à cette occasion approuvé les membres du nouveau comité central de l’UPRONA. Après la proclamation des résultats, le président sortant Bonaventure Niyoyankana a adressé ses félicitations aux nouveaux dirigeants.

Il leur a ensuite souhaité de travailler avec courage et abnégation pour l’intérêt général du parti. Il a également adressé ses remerciements à l’équipe sortante pour l’esprit de collaboration dont elle a fait preuve durant la période de son mandat de trois ans.

Dans son discours, le président entrant, M. Charles Nditije s’est engagé à rassembler tous les militants du parti UPRONA en vue de mettre fin aux conflits internes du parti. Il a aussi promis de mettre toujours en avant le dialogue et la concertation. Il s’est aussi proposé d’accorder une place importante aux femmes et aux jeunes au sein des organes dirigeants du parti. Peu avant le déroulement des élections, le président sortant a présenté le bilan de ses trois années d’exercice. Il a souligné les questions préoccupantes qui méritent un suivi de la part des organes dirigeants et des militants.

En effet, ces questions sont entre autres la mise en place de la nouvelle Commission nationale électorale indépendante (CENI) qui devrait requérir le consensus des dirigeants des différents partis politiques. Il a aussi signalé le processus de mise en place des mécanismes de la Justice transitionnelle, le fonctionnement de la Commission nationale terres et autres biens qui ne devrait pas prétendre se substituer aux organes de l’appareil judiciaire. Il a aussi soulevé la nécessité de sensibiliser les dirigeants du pays sur l’amélioration des conditions de vie des déplacés vivant dans les sites implantés à travers le pays.

De sa part, la vice-présidente sortante du parti et ministre des Télécommunications, de l’Information, de la Communication et des Relations avec le Parlement, Mme Concilie Nibigira a présenté aux congressistes certains amendements apportés aux statuts du parti. Il s’agit notamment d’une prolongation d’une année de l’équipe dirigeante de l’UPRONA au cas où la fin de son mandat coïnciderait avec les élections nationales. Notons que cedit nouveau statut a été aussi adopté par les congressistes.