-  Excellence Monsieur le Premier Vice -Président de la République ;
-  Mesdames, Messieurs les Ministres ;
-  Madame la Présidente du CNC
-  Mesdames Messieurs les Représentants du Corps Diplomatique
-  Monsieur le Représentant de l’UNESCO au Burundi ;
-  Monsieur le Délégué du BINUB ;
-  Monsieur le Président de l’Union Burundaise des Journalistes ;
-  Madame la Présidente de la Maison de la Presse ;
-  Mesdames, Messieurs les Responsables des médias ;
-  Mesdames, Messieurs les Membres des Associations des Professionnelles des médias ;
-  Distingués invités ;
-  Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs ;

1. En ce jour mémorable dans le secteur de la presse, permettez-moi, tout d’abord de souhaiter une chaleureuse bienvenue à Son Excellence Monsieur le Premier Vice-Président de la République et le remercie très vivement pour avoir bien voulu rehausser de sa présence, les cérémonies d’ouverture des travaux de la journée mondiale de la liberté de la presse du 3 mai, édition 2010.

2. Les journalistes m’ont rapporté que jusque récemment la célébration de la journée de la liberté de la presse passait presqu’inaperçue par les autorités gouvernementales. C’est pourquoi je me réjouis de l’heureuse initiative prise par l’Union Burundaise des Journalistes pour avoir pensé associer à cette importante activité, les hautes personnalités du pays présentes à cette séance ainsi que d’autres illustres invités. La présence de Son Excellence Monsieur le Premier Vice-Président de la République à cette commémoration est une preuve éloquente de l’importance que les hautes autorités attachent à la liberté de le presse au Burundi.

3. Nous remercions vivement tout un chacun d’avoir bien voulu répondre à leur invitation.

4. Aussi, non moins important est le thème choisi pour l’année 2010, à savoir « Le doit de l’information : le droit de savoir ». Au regard des échéances politiques en vue mais tout en restant dans la logique du thème mondial, l’Union Burundaise des Journalistes a souhaité célébrer cette journée en discutant du thème : « Liberté d’information, condition pour la réussite du processus électoral ».

5. Des sous- thèmes connexes au thème principal qui rencontrent, du reste, les préoccupations des professionnels des médias, seront abordés .Ils ont trait notamment aux chances et risques de la synergie des média, la sécurité des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions en particulier en cette période électorale, la responsabilité sociale du journaliste pendant la période électorale…

6. Je félicite donc fortement les organisateurs de la présente journée pour avoir pensé à tous ces aspects, combien utiles.

-  Excellence Monsieur le Premier Vice-Président de la République ;
-  Distingués invités ;
-  Mesdames, Messieurs ;

7. Permettez-moi de rappeler que c’est l’Assemblée Générale des Nations Unies de décembre 1993 qui a instauré la Journée Mondiale de la liberté de la Presse comme devant être célébrée en date du 3 mai de chaque année. C’est pour cette raison que le Burundi se joint présentement à la grande famille des Nations Unies pour célébrer cette journée.

8. Je voudrais profiter de cette occasion pour affirmer que la liberté de la presse est une réalité au Burundi. C’est à ce titre que les médias burundais, dans leur diversité de ligne éditoriale, sont en train de s’organiser pour contribuer efficacement et résolument à la réussite des élections de 2010, comme ils l’ont d’ailleurs fait en 2005.

9. Pour y arriver, les responsables des médias et leurs organes ont déjà décidé de s’inscrire fondamentalement dans la logique des engagements pris par eux- mêmes lors des séances organisées dans le cadre de dialogue de Gitega en 2009. Ces engagements consistent principalement à ce que les élections de 2010 soient libres, démocratiques, transparentes, démocratiques et apaisées.

10. Outre les engagements déjà pris, il n’est pas superflu de demander et même de rappeler, tout de même et une fois de plus aux responsables des médias, de cultiver de façon continue le sens élevé de responsabilité, de dialogue, du respect de la loi, de l’ordre public particulièrement en période électorale.

-  Excellence Monsieur le Premier Vice-Président de la République ;
-  Distingués invités ;
-  Mesdames, Messieurs ;

11. Beaucoup d’indicateurs montrent la détermination des médias de jouer pleinement et efficacement leur rôle dans ce processus électoral burundais de 2010. Ils méritent alors tout le soutien et tous les encouragements et un bon accompagnement.

12. « Le doit de l’information : le droit de savoir ». Ce thème mondial interpelle des autorités détentrices de l’information qui jusqu’aujourd’hui ne répondent pas d’une manière satisfaisante aux sollicitations des journalistes qui, en quête d’une information correcte recueillie auprès des sources autorisées, cherchent justement à satisfaire au droit de l’information et au droit de savoir pour la population. Ce thème doit retenir l’attention de ces mêmes autorités et autres partenaires dans la période électorale, qui ont l’obligation morale de faciliter la tâche aux journalistes qui ont choisi aujourd’hui pour thème : « Liberté d’information, condition pour la réussite du processus électoral ».

13. En effet, la rétention de l’information, la complication des procédures, l’immixtion dans le métier du journalisme, l’intimidation et autres manœuvres visant à restreindre la liberté des journalistes comme on l’a observé de temps à autre ici et là, doivent céder à la liberté responsable des journalistes qui, à leur tour, doivent continuellement faire preuve de leur professionnalisme et de leur responsabilité. Je profite de cette occasion pour féliciter les médias qui se sont acquittés convenablement de leur tâche, et encourager ceux qui éprouvent encore des difficultés à être professionnel, notamment par la vérification de la source d’information et la neutralité.

14. Je voudrais lancer un appel pressant aux organes de régulation et d’autorégulation, et en premier lieu le Conseil National de la Communication et l’Observatoire de la Presse Burundaise, sans oublier les associations professionnelles des média afin qu’ils jouent pleinement leur rôle surtout en cette période électorale. Ces partenaires du monde médiatique ont tenu beaucoup d’ateliers et autres rencontres importantes qui ont abouti notamment au code de conduite des partis politiques, des médias et de l’administration et ils ont assez échangé sur les autres lois actuellement en vigueur régissant le métier. Chaque organe doit scrupuleusement s’y conformer ; il en va d’ailleurs de la crédibilité de chacun d’eux.

-  Excellence Monsieur le Premier Vice-président de la République ;
-  Distingués invités ;
-  Mesdames, Messieurs ;

15. Je ne saurais terminer mon propos sans exprimer ma préoccupation sur la sécurité des journalistes qui constitue un élément important pour la liberté de la presse en période électorale. Mon grand souhait est que les premiers incidents vécus le week-end du 10 au 11 avril 2010 soient les derniers. Tout intervenant dans le processus électoral ainsi que tout citoyen se doit de respecter scrupuleusement le travail des journalistes qui n’est autre que d’être l’œil et l’oreille de la population burundaise.

Excellence Monsieur le Premier Vice – Président de la République,

16. Merci encore une fois pour avoir rehaussé de votre présence les travaux de ce matin. C’est un grand témoignage de l’attachement de Votre Excellence à la liberté de la Presse.

17. A vous tous, distingués invités, je vous remercie d’avoir réservé votre temps précieux à cette célébration. A tous les journalistes, je vous souhaite une bonne fête de la journée mondiale de la liberté de la presse.

Je vous remercie.